Psaumes
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Jalousies entre frères, tensions entre générations, belles-familles, enfants qui s'éloignent : les familles de la Bible ressemblent beaucoup aux nôtres. Elles montrent que la réconciliation est possible, même après des années.
Après le déluge, Noé devient cultivateur et plante une vigne. Un jour, il boit du vin, s'enivre et se retrouve découvert au milieu de sa tente. L'homme juste qui a bâti l'arche est là, dans une situation humiliante. Son fils Cham le voit et va le raconter dehors à ses deux frères. Sem et Japhet réagissent autrement : ils prennent un manteau, le posent sur leurs épaules, avancent à reculons et couvrent leur père sans le regarder. À son réveil, Noé apprend ce qui s'est passé et prononce des paroles très dures contre Canaan, le fils de Cham. La Bible ne cache pas cette page sombre d'une famille pourtant sauvée.
20Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne. 21Il but du vin, s'enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. 22Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères. 23Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père. Genèse 9:20-23 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Il arrive qu'un parent qu'on admirait vous déçoive : un problème d'alcool, une colère qui dérape, des dettes cachées, une faiblesse qui éclate au grand jour. La première réaction peut être d'en parler autour de soi, voire de s'en moquer. Sem et Japhet choisissent de protéger la dignité de leur père. Protéger quelqu'un ne veut pas dire se taire sur un danger : si un proche boit au point de se mettre en danger, chercher de l'aide est nécessaire. Mais on peut le faire sans l'exposer ni l'humilier. Le respect laisse une porte ouverte pour la suite.
On peut affronter la faiblesse d'un parent sans lui retirer sa dignité.
Toute l'histoire de Noé →Saraï et Abram n'ont pas d'enfant, malgré la promesse que Dieu a faite à Abram. Après dix années passées dans le pays de Canaan, Saraï propose une solution : donner sa servante Agar à son mari, pour avoir des enfants par elle. Abram accepte. Le texte ne rapporte pas l'avis d'Agar. Elle devient enceinte, et regarde alors sa maîtresse avec mépris. Saraï se sent humiliée et s'en prend à Abram : l'outrage qu'elle subit, dit-elle, retombe sur lui. Chacun souffre, chacun accuse. Au milieu, une femme étrangère porte un enfant dont tout le monde parle, mais à qui personne ne semble parler vraiment.
2Et Saraï dit à Abram: Voici, l'Eternel m'a rendue stérile; viens, je te prie, vers ma servante; peut-être aurai-je par elle des enfants. Abram écouta la voix de Saraï. 3Alors Saraï, femme d'Abram, prit Agar, l'Egyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari, après qu'Abram eut habité dix années dans le pays de Canaan. 4Il alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris. 5Et Saraï dit à Abram: L'outrage qui m'est fait retombe sur toi. J'ai mis ma servante dans ton sein; et, quand elle a vu qu'elle était enceinte, elle m'a regardée avec mépris. Que l'Eternel soit juge entre moi et toi! Genèse 16:2-5 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Certaines familles s'organisent autour d'une blessure qu'on ne nomme pas : un enfant qui n'arrive pas, un deuil, une rivalité ancienne. Et quelqu'un se retrouve à porter le poids des décisions des autres : un enfant pris entre des parents qui se déchirent, une belle-fille mal accueillie, un salarié coincé entre deux chefs. Agar n'est pas parfaite : elle méprise sa maîtresse. Mais elle est d'abord utilisée. Si vous êtes à cette place inconfortable, vous avez le droit de dire que ce n'est pas juste. Et si vous êtes de l'autre côté, demandez-vous qui paie le prix de vos arrangements.
Quand une famille souffre, demandez-vous qui porte en silence le prix des décisions prises.
Toute l'histoire de Agar →Au matin, Jacob voit arriver Esaü et ses quatre cents hommes. Il répartit sa famille en plusieurs groupes, puis passe lui-même devant tout le monde. Il se prosterne jusqu'à terre sept fois en s'approchant de son frère. Il craint le pire. Mais Esaü court à sa rencontre, le serre dans ses bras, se jette à son cou et l'embrasse. Les deux frères pleurent. Jacob insiste ensuite pour qu'Esaü accepte ses présents et lui dit cette phrase étonnante : il a regardé sa face comme on regarde la face de Dieu, car Esaü l'a accueilli favorablement. Après vingt ans de distance et de peur, la réconciliation arrive.
1Jacob leva les yeux, et regarda; et voici, Esaü arrivait, avec quatre cents hommes. Il répartit les enfants entre Léa, Rachel, et les deux servantes. 2Il plaça en tête les servantes avec leurs enfants, puis Léa avec ses enfants, et enfin Rachel avec Joseph. 3Lui-même passa devant eux; et il se prosterna en terre sept fois, jusqu'à ce qu'il fût près de son frère. 4Esaü courut à sa rencontre; il l'embrassa, se jeta à son cou, et le baisa. Et ils pleurèrent. Genèse 33:1-4 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Beaucoup de familles portent une brouille ancienne : un héritage mal partagé, une parole blessante lors d'un mariage, des années sans se parler. On imagine l'autre toujours en colère, comme au premier jour. Jacob avait préparé ses cadeaux, ses plans de repli, ses formules prudentes. Esaü, lui, avait changé. Faire le premier pas reste risqué, et toutes les histoires ne finissent pas ainsi. Mais la peur grossit parfois ce qui nous attend. Un message, un appel, une visite humble peuvent ouvrir une porte qu'on croyait fermée pour toujours.
Celui que vous redoutez depuis des années a peut-être changé, lui aussi.
Toute l'histoire de Jacob →La famine frappe toute la région. Les frères de Joseph descendent en Égypte acheter du blé. Ils se prosternent devant ce gouverneur puissant, sans le reconnaître. Joseph, lui, les reconnaît. Il leur parle durement, les met à l'épreuve, observe s'ils ont changé. Il voit Juda proposer de rester esclave à la place de Benjamin, le plus jeune. Alors Joseph ne peut plus se contenir. Il fait sortir tout le monde et pleure si fort que la maison du pharaon l'entend. Il leur dit : je suis Joseph. Ses frères sont bouleversés. Il les invite à s'approcher et leur dit de ne pas se tourmenter : Dieu l'a envoyé devant eux pour sauver des vies.
1Joseph ne pouvait plus se contenir devant tous ceux qui l'entouraient. Il s'écria: Faites sortir tout le monde. Et il ne resta personne avec Joseph, quand il se fit connaître à ses frères. 2Il éleva la voix, en pleurant. Les Egyptiens l'entendirent, et la maison de Pharaon l'entendit. 3Joseph dit à ses frères: Je suis Joseph! Mon père vit-il encore? Mais ses frères ne purent lui répondre, car ils étaient troublés en sa présence. 4Joseph dit à ses frères: Approchez-vous de moi. Et ils s'approchèrent. Il dit: Je suis Joseph, votre frère, que vous avez vendu pour être mené en Egypte. 5Maintenant, ne vous affligez pas, et ne soyez pas fâchés de m'avoir vendu pour être conduit ici, car c'est pour vous sauver la vie que Dieu m'a envoyé devant vous. Genèse 45:1-5 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Les blessures familiales sont parmi les plus longues à guérir. Joseph n'a pas pardonné en un jour. Il a d'abord vérifié si ses frères avaient changé, et il a pleuré, beaucoup. Le pardon n'efface pas ce qui s'est passé : Joseph le dit clairement, vous m'avez vendu. Mais il refuse de laisser cette blessure gouverner la suite. Peut-être pensez-vous à un frère, un parent, un enfant avec qui le lien est rompu. Le pardon prend du temps et ne dépend pas que de vous. Il commence souvent par regarder sa propre histoire autrement.
Pardonner, ce n'est pas dire que rien ne s'est passé, c'est refuser que le mal ait le dernier mot.
Toute l'histoire de Joseph →Caleb prend possession d'Hébron et en chasse les trois fils d'Anak, ces géants qui faisaient si peur quarante-cinq ans plus tôt. Puis il monte contre la ville de Debir. Il promet sa fille Acsa en mariage à celui qui prendra la ville. C'est Othniel, fils de Kenaz, qui s'en empare et épouse Acsa. Peu après, Acsa vient voir son père. Elle descend de son âne, et Caleb lui demande simplement : « Qu'as-tu ? » Elle ose réclamer : « Tu m'as donné une terre du midi ; donne-moi aussi des sources d'eau. » Caleb ne discute pas. Il lui donne les sources supérieures et les sources inférieures.
16Caleb dit: Je donnerai ma fille Acsa pour femme à celui qui battra Kirjath-Sépher et qui la prendra. 17Othniel, fils de Kenaz, frère de Caleb, s'en empara; et Caleb lui donna pour femme sa fille Acsa. 18Lorsqu'elle fut entrée chez Othniel, elle le sollicita de demander à son père un champ. Elle descendit de dessus son âne, et Caleb lui dit: Qu'as-tu? 19Elle répondit: Fais-moi un présent, car tu m'as donné une terre du midi; donne-moi aussi des sources d'eau. Et il lui donna les sources supérieures et les sources inférieures. Josué 15:16-19 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Une terre sans eau ne sert pas à grand-chose. Acsa le sait, et elle ose le dire. Le mariage arrangé de ce récit appartient à une autre époque. Ce qui frappe ici, c'est l'écoute du père : il remarque que sa fille a quelque chose sur le cœur, et il lui donne les sources d'en haut comme celles d'en bas. Dans nos familles aussi, des besoins restent souvent non dits : un jeune adulte qui n'ose pas demander d'aide pour son logement, un parent âgé qui cache ses difficultés. Une question simple, « qu'est-ce qui ne va pas ? », peut ouvrir la conversation.
Dans une famille, une question simple peut libérer une demande longtemps retenue.
Toute l'histoire de Caleb →Samson est un jeune homme de Tsorea, fils de Manoach. Un jour, il descend à Thimna, une ville des Philistins, et remarque une femme. À peine rentré, il annonce à ses parents : « Prenez-la pour ma femme. » Son père et sa mère sont inquiets. Les Philistins dominent leur peuple, et ils n'ont pas la même foi. N'y a-t-il donc personne parmi les siens ? Samson ne discute pas. Il répond simplement : « Elle me plaît. » Le texte ajoute un détail surprenant : ses parents ne savaient pas que, d'une manière qui les dépassait, cela venait de l'Éternel. Le mariage aura lieu, et il tournera mal.
1Samson descendit à Thimna, et il y vit une femme parmi les filles des Philistins. 2Lorsqu'il fut remonté, il le déclara à son père et à sa mère, et dit: J'ai vu à Thimna une femme parmi les filles des Philistins; prenez-la maintenant pour ma femme. 3Son père et sa mère lui dirent: N'y a-t-il point de femme parmi les filles de tes frères et dans tout notre peuple, que tu ailles prendre une femme chez les Philistins, qui sont incirconcis? Et Samson dit à son père: Prends-la pour moi, car elle me plaît. Juges 14:1-3 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Quand un enfant devenu adulte fait un choix qui inquiète, la famille se tend. Un conjoint qu'on n'aurait pas choisi, une reconversion risquée, un départ à l'étranger. Les parents parlent, l'enfant se ferme. Chacun a ses raisons. Ici, ni les parents ni Samson n'ont toute la vérité, et Dieu reste présent au cœur de cette histoire compliquée. Si vous êtes parent, vous pouvez dire votre inquiétude sans rompre le lien. Si vous êtes l'enfant, vous pouvez écouter sans renoncer à votre liberté. Personne ne maîtrise tout, et c'est peut-être un soulagement.
En famille, on peut être en désaccord sans cesser de rester liés.
Toute l'histoire de Samson →Elkana a deux femmes, Anne et Peninna. Peninna a des fils et des filles, Anne n'en a pas. Chaque année, la famille monte à Silo pour offrir un sacrifice. Elkana donne une part double à Anne, parce qu'il l'aime. Mais Peninna, sa rivale, profite de ces jours pour la blesser, encore et encore, à propos de son absence d'enfant. Anne pleure et ne mange plus. Elkana, désemparé, essaie de la consoler à sa manière : pourquoi pleures-tu ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? Il l'aime sincèrement, mais il ne comprend pas vraiment sa peine.
6Sa rivale lui prodiguait les mortifications, pour la porter à s'irriter de ce que l'Eternel l'avait rendue stérile. 7Et toutes les années il en était ainsi. Chaque fois qu'Anne montait à la maison de l'Eternel, Peninna la mortifiait de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait point. 8Elkana, son mari, lui disait: Anne, pourquoi pleures-tu, et ne manges-tu pas? pourquoi ton coeur est-il attristé? Est-ce que je ne vaux pas pour toi mieux que dix fils? 1 Samuel 1:6-8 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Les fêtes de famille ne sont pas toujours des moments de joie. Il y a la remarque blessante d'une belle-sœur, la comparaison avec un frère qui a « réussi », la question qu'on redoute sur les enfants ou le travail. Et même ceux qui nous aiment peuvent répondre à côté. Anne vit tout cela. La Bible ne lui demande pas de sourire et de faire comme si de rien n'était. Si les réunions de famille vous blessent, vous avez le droit de le reconnaître, de vous protéger, et de chercher un lieu où déposer cette peine.
Être aimé ne suffit pas toujours : on a aussi besoin d'être compris.
Toute l'histoire de Anne →L'histoire d'Esther ne commence pas dans un palais. Elle commence par un manque. Son vrai nom est Hadassa, et elle a perdu son père et sa mère. Elle vit à Suse, une ville où sa famille a été emmenée en exil des années plus tôt. C'est Mardochée, son cousin, qui la recueille. Le texte dit simplement qu'il l'a « adoptée pour fille ». Pas de grand discours : un homme décide de prendre soin d'une enfant qui n'a plus personne. Plus tard, quand Esther sera devenue reine, elle continuera d'écouter les conseils de celui qui l'a élevée. Ce lien choisi, et non imposé par le sang, sera au cœur de toute la suite de son histoire.
5Il y avait dans Suse, la capitale, un Juif nommé Mardochée, fils de Jaïr, fils de Schimeï, fils de Kis, homme de Benjamin, 6qui avait été emmené de Jérusalem parmi les captifs déportés avec Jeconia, roi de Juda, par Nebucadnetsar, roi de Babylone. 7Il élevait Hadassa, qui est Esther, fille de son oncle; car elle n'avait ni père ni mère. La jeune fille était belle de taille et belle de figure. A la mort de son père et de sa mère, Mardochée l'avait adoptée pour fille. Esther 2:5-7 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Beaucoup de familles ne ressemblent pas à l'image classique. Un grand-parent qui élève ses petits-enfants, une famille recomposée, un oncle ou une amie qui a joué le rôle d'un parent. Peut-être avez-vous grandi avec un manque, ou peut-être êtes-vous aujourd'hui celui qui accueille. L'histoire d'Esther montre qu'une famille « différente » n'est pas une famille de second rang. Les liens qu'on choisit et qu'on entretient peuvent porter très loin. Prenez un moment pour remercier ceux qui ont pris soin de vous, même s'ils n'étaient pas « obligés » de le faire.
Une famille ne se mesure pas au sang, mais à l'amour qu'on y donne.
Toute l'histoire de Esther →Chaque année, Marie et Joseph montent à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Jésus a douze ans. Sur le chemin du retour, ses parents pensent qu'il est avec les autres voyageurs. Au bout d'une journée de marche, ils s'aperçoivent qu'il n'est pas là. Ils retournent à Jérusalem et le cherchent pendant trois jours. Ils le trouvent enfin dans le temple, assis au milieu des maîtres, à les écouter et à les interroger. Marie lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse. » Jésus répond qu'il doit s'occuper des affaires de son Père. Ses parents ne comprennent pas. Marie garde tout cela dans son cœur.
46Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. 47Tous ceux qui l'entendaient étaient frappés de son intelligence et de ses réponses. 48Quand ses parents le virent, ils furent saisis d'étonnement, et sa mère lui dit: Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous? Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse. 49Il leur dit: Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je m'occupe des affaires de mon Père? 50Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. 51Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait toutes ces choses dans son coeur. Luc 2:46-51 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Être parent, c'est parfois avoir peur, ne pas comprendre son enfant, découvrir qu'il prend un chemin inattendu. Marie dit franchement son angoisse, sans cacher ce qu'elle ressent. Puis, au lieu de s'emporter ou de tout régler sur-le-champ, elle « garde ces choses dans son cœur ». Si un enfant, un adolescent ou un proche vous déroute aujourd'hui, vous pouvez à la fois dire ce que vous vivez et accepter de ne pas tout comprendre tout de suite. Certaines choses s'éclairent avec le temps.
Dans une famille, on peut aimer quelqu'un sans tout comprendre de lui.
Toute l'histoire de Marie →Vos versets surlignés, vos notes et vos plans au même endroit. Dans cette maquette, tout reste dans ce navigateur. Sur le vrai site, un compte gratuit les synchronisera entre téléphone et ordinateur.