Psaumes
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Une décision à prendre, un échec, une attente, un projet à lancer ? Des hommes et des femmes de la Bible ont vécu la même chose. Leur histoire peut éclairer la vôtre.
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La Bible ne demande jamais de cacher son chagrin. Ses personnages pleurent, crient, se taisent. Leur manière de traverser la perte peut accompagner la vôtre.
Sara meurt à Hébron, au pays de Canaan, à cent vingt-sept ans. Elle a partagé avec Abraham toute l'aventure : le départ, les années d'attente, la naissance d'Isaac. Le texte dit simplement qu'Abraham vient mener le deuil et la pleurer. Puis il se lève et s'adresse aux habitants du pays, les fils de Heth. Il se présente comme un étranger, quelqu'un qui n'a même pas de terre à lui, et demande un lieu pour enterrer sa femme. Après une longue discussion, il achète le champ de Macpéla et la caverne qui s'y trouve. C'est là qu'il enterre Sara. Dans ce pays promis, sa première propriété est un tombeau.
1La vie de Sara fut de cent vingt-sept ans: telles sont les années de la vie de Sara. 2Sara mourut à Kirjath-Arba, qui est Hébron, dans le pays de Canaan; et Abraham vint pour mener deuil sur Sara et pour la pleurer. 3Abraham se leva de devant son mort, et parla ainsi aux fils de Heth: 4Je suis étranger et habitant parmi vous; donnez-moi la possession d'un sépulcre chez vous, pour enterrer mon mort et l'ôter de devant moi. Genèse 23:1-4 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Perdre la personne avec qui l'on a tout traversé laisse un vide immense. Abraham ne fait pas comme si de rien n'était. Il prend le temps de pleurer, et la Bible ne lui reproche pas ses larmes. Ensuite, il se lève et s'occupe de ce qui doit être fait : trouver un lieu, honorer celle qu'il aimait. Dans le deuil, on oscille souvent ainsi entre les larmes et les démarches concrètes, et les deux ont leur place. Vous avez le droit de pleurer longtemps. Et vous avez le droit, un jour, de vous relever sans oublier.
Pleurer ceux qu'on aime n'est pas manquer de foi : c'est leur rendre honneur.
Toute l'histoire de Abraham →Une famine pousse Elimélec, sa femme Naomi et leurs deux fils, Machlon et Kiljon, à quitter Bethléhem pour le pays de Moab. Ils y cherchent simplement de quoi vivre. Mais Elimélec meurt, et Naomi reste seule avec ses fils. Les deux garçons épousent des femmes du pays, Orpa et Ruth. Une dizaine d'années passent. Puis Machlon et Kiljon meurent à leur tour. Le texte le dit sobrement : Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari. Trois femmes se retrouvent veuves, à une époque où une veuve sans enfant était très vulnérable. Naomi est loin de chez elle, sans soutien, sans avenir visible.
3Elimélec, mari de Naomi, mourut, et elle resta avec ses deux fils. 4Ils prirent des femmes Moabites, dont l'une se nommait Orpa, et l'autre Ruth, et ils habitèrent là environ dix ans. 5Machlon et Kiljon moururent aussi tous les deux, et Naomi resta privée de ses deux fils et de son mari. Ruth 1:3-5 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Certains deuils s'enchaînent, et on n'a pas le temps de se relever de l'un que l'autre arrive. Naomi perd son mari, puis ses deux fils, dans un pays qui n'est pas le sien. La Bible ne cherche pas à expliquer ces morts ni à consoler trop vite. Elle les nomme, simplement. Si vous traversez une perte, vous avez le droit de ne pas avoir de réponse. Vous n'avez pas à aller bien tout de suite. Laissez-vous entourer, même maladroitement. Dans l'histoire de Naomi, c'est justement une personne restée à ses côtés qui va tout changer.
Votre chagrin n'a pas besoin d'explication pour être légitime.
Toute l'histoire de Ruth →Les drames se succèdent dans la famille de David. Son fils Absalom finit par se révolter contre lui et se fait proclamer roi. David doit fuir Jérusalem. Une bataille éclate entre les deux camps. Avant le combat, le roi a pourtant demandé à ses chefs : « doucement avec le jeune Absalom ». Mais Absalom est tué. Quand un messager vient annoncer la victoire, David ne pose qu'une question : le jeune homme va-t-il bien ? En apprenant sa mort, il monte s'isoler et pleure : « Mon fils Absalom ! Que ne suis-je mort à ta place ! » Pour lui, la victoire a le goût du deuil.
31Aussitôt arriva Cuschi. Et il dit: Que le roi mon seigneur apprenne la bonne nouvelle! Aujourd'hui l'Eternel t'a rendu justice en te délivrant de la main de tous ceux qui s'élevaient contre toi. 32Le roi dit à Cuschi: Le jeune homme Absalom est-il en bonne santé? Cuschi répondit: Qu'ils soient comme ce jeune homme, les ennemis du roi mon seigneur et tous ceux qui s'élèvent contre toi pour te faire du mal! 33Alors le roi, saisi d'émotion, monta dans la chambre au-dessus de la porte et pleura. Il disait en marchant: Mon fils Absalom! mon fils, mon fils Absalom! Que ne suis-je mort à ta place! Absalom, mon fils, mon fils! 2 Samuel 18:31-33 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Le deuil se mêle parfois à d'autres sentiments : une relation abîmée, des conflits jamais réglés, des mots qu'on n'a pas pu dire. David pleure un fils qui s'était dressé contre lui, et il l'aime encore. Si vous avez perdu quelqu'un avec qui tout était compliqué, votre chagrin n'en est pas moins réel. Vous avez le droit de pleurer sans tout comprendre ni tout résoudre. La Bible n'interdit pas les larmes, elle leur fait une place. Parlez-en à quelqu'un de confiance, et osez confier à Dieu ce qui restera peut-être sans réponse.
Un amour blessé reste un amour, et ses larmes ont toute leur place.
Toute l'histoire de David →En une seule journée, les messagers se succèdent devant Job. Ses bœufs et ses ânesses ont été enlevés, ses brebis détruites, ses chameaux volés, ses serviteurs tués. Puis arrive la pire des nouvelles : ses fils et ses filles étaient réunis chez l'aîné quand un vent violent a fait s'écrouler la maison. Tous sont morts. Job se lève, déchire son manteau, se rase la tête et se jette à terre. Il ne cache pas sa douleur : il prend le deuil, avec les gestes de son époque. Puis il prononce ces mots devenus célèbres : « L'Éternel a donné, et l'Éternel a ôté ; que le nom de l'Éternel soit béni ! »
18Il parlait encore, lorsqu'un autre vint et dit: Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné; 19et voici, un grand vent est venu de l'autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison; elle s'est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Et je me suis échappé moi seul, pour t'en apporter la nouvelle. 20Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, 21et dit: Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L'Eternel a donné, et l'Eternel a ôté; que le nom de l'Eternel soit béni! Job 1:18-21 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Face à la mort d'un proche, on se sent parfois obligé de « tenir le coup ». Job, lui, commence par pleurer et par montrer son chagrin. Sa parole de foi ne vient pas à la place des larmes, elle vient au milieu d'elles. Si vous traversez un deuil, vous n'avez pas à choisir entre la douleur et la confiance. Vous pouvez déchirer votre manteau, à votre façon : pleurer, dire votre peine, ne rien faire pendant un temps. Et chercher, si vous le pouvez, un mot pour dire à Dieu ce que vous vivez.
Pleurer n'est pas manquer de foi : la confiance peut naître au milieu des larmes.
Toute l'histoire de Job →Jésus a été arrêté, condamné et crucifié. La plupart de ses disciples se sont enfuis. Mais près de la croix se tiennent quelques femmes : sa mère, la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas, et Marie de Magdala. Marie est là, au moment le plus terrible qu'une mère puisse vivre. Jésus la voit, avec à côté d'elle le disciple qu'il aimait. Il dit à sa mère : « Femme, voilà ton fils. » Puis au disciple : « Voilà ta mère. » Et dès ce moment, le disciple la prend chez lui. Même dans sa souffrance, Jésus veille à ce que sa mère ne reste pas seule.
25Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. 26Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. 27Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Jean 19:25-27 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Il y a des douleurs qu'aucune parole ne peut alléger. Marie ne fait rien d'extraordinaire au pied de la croix : elle reste là. Parfois, c'est tout ce qu'on peut faire, et c'est déjà immense. Le texte montre aussi que le deuil ne se traverse pas seul : Jésus confie Marie à un ami, et cet ami l'accueille chez lui. Si vous êtes en deuil, acceptez qu'on prenne soin de vous. Et si quelqu'un autour de vous a perdu un proche, vous pouvez être celui qui ouvre sa porte.
Dans le deuil, rester présent et accepter d'être accueilli, c'est déjà beaucoup.
Toute l'histoire de Marie →Lazare, le frère de Marthe et de Marie, tombe malade. Les deux sœurs font prévenir Jésus : « celui que tu aimes est malade ». Mais Jésus reste encore deux jours là où il se trouve. Quand il arrive enfin, Lazare est mort et se trouve depuis quatre jours dans le sépulcre. Beaucoup de gens sont venus consoler les deux sœurs. Dès qu'elle apprend que Jésus arrive, Marthe va au-devant de lui, tandis que Marie reste assise à la maison. Ses premiers mots sont un cri : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. » Et aussitôt, elle ajoute qu'elle garde confiance en lui.
20Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. 21Marthe dit à Jésus: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. 22Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera. Jean 11:20-22 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Après un décès, les « si » reviennent sans cesse : si le diagnostic avait été posé plus tôt, si j'avais appelé ce soir-là, si les secours étaient arrivés plus vite. Marthe dit tout haut ce qu'elle a sur le cœur, même à Jésus, même sous forme de reproche. Elle ne fait pas semblant. Mais elle ne s'arrête pas là : elle va à sa rencontre. Dans le deuil, chacun réagit à sa façon : certains sortent, d'autres restent assis comme Marie. Les deux sont légitimes. Vous pouvez dire à Dieu vos « si » et vos regrets : il est capable de les entendre.
Vos « si » et vos regrets peuvent être dits à Dieu tels qu'ils sont.
Toute l'histoire de Marthe →Le premier jour de la semaine, très tôt, Marie de Magdala revient au sépulcre. La pierre a été ôtée. Elle court prévenir Simon Pierre et l'autre disciple, qui viennent voir puis rentrent chez eux. Marie, elle, reste dehors et pleure. On lui a pris jusqu'au corps de son Seigneur. Deux anges lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle se retourne et voit Jésus, mais ne le reconnaît pas : elle le prend pour le jardinier et lui demande où il a mis le corps. Alors Jésus prononce un seul mot : « Marie ! » Elle se retourne et répond : « Rabbouni ! », c'est-à-dire : Maître !
11Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre; 12et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds. 13Ils lui dirent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur répondit: Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis. 14En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout; mais elle ne savait pas que c'était Jésus. 15Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai. 16Jésus lui dit: Marie! Elle se retourna, et lui dit en hébreu: Rabbouni! c'est-à-dire, Maître! Jean 20:11-16 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Dans le deuil, il y a des matins où l'on retourne aux mêmes endroits : le cimetière, la chambre vide, le banc où l'on s'asseyait ensemble. On ne reconnaît plus rien, même ce qui pourrait consoler. Marie pleure et ne reconnaît pas Jésus devant elle. Ce n'est pas une explication qui la rejoint, c'est son prénom prononcé. Si vous êtes en deuil, vous n'avez pas à sécher vos larmes pour être rejoint. Elles peuvent cohabiter avec une présence que vous ne voyez pas encore. Laissez-vous appeler par votre nom, par Dieu et par ceux qui vous aiment.
Une voix qui vous appelle par votre prénom peut toucher là où les explications échouent.
Toute l'histoire de Marie de Magdala →Vos versets surlignés, vos notes et vos plans au même endroit. Dans cette maquette, tout reste dans ce navigateur. Sur le vrai site, un compte gratuit les synchronisera entre téléphone et ordinateur.