Psaumes
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Une décision à prendre, un échec, une attente, un projet à lancer ? Des hommes et des femmes de la Bible ont vécu la même chose. Leur histoire peut éclairer la vôtre.
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Même les plus forts s'effondrent. Prophètes et chefs de la Bible ont connu le découragement, l'envie de tout arrêter, parfois l'envie de mourir. La réponse de Dieu commence souvent par quelque chose de très simple : du repos et du pain.
Dans le désert, Jéthro, le beau-père de Moïse, vient lui rendre visite. Le lendemain, il observe une scène étonnante : Moïse est assis du matin jusqu'au soir pour juger les affaires de chacun, et le peuple attend debout devant lui. Jéthro lui demande pourquoi il fait tout cela seul. Moïse explique que les gens viennent à lui pour consulter Dieu. Jéthro lui répond franchement : ce que tu fais n'est pas bien. Tu vas t'épuiser, toi et ce peuple ; c'est au-dessus de tes forces, tu ne pourras pas y suffire seul. Il lui conseille de choisir des hommes capables et intègres pour partager la charge. Moïse l'écoute et le fait.
13Le lendemain, Moïse s'assit pour juger le peuple, et le peuple se tint devant lui depuis le matin jusqu'au soir. 14Le beau-père de Moïse vit tout ce qu'il faisait pour le peuple, et il dit: Que fais-tu là avec ce peuple? Pourquoi sièges-tu seul, et tout le peuple se tient-il devant toi, depuis le matin jusqu'au soir? 15Moïse répondit à son beau-père: C'est que le peuple vient à moi pour consulter Dieu. 16Quand ils ont quelque affaire, ils viennent à moi; je prononce entre eux, et je fais connaître les ordonnances de Dieu et ses lois. 17Le beau-père de Moïse lui dit: Ce que tu fais n'est pas bien. 18Tu t'épuiseras toi-même, et tu épuiseras ce peuple qui est avec toi; car la chose est au-dessus de tes forces, tu ne pourras pas y suffire seul. Exode 18:13-18 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Au travail, à la maison, auprès d'un proche malade ou dans une association, on finit parfois par tout porter. Par sens du devoir, par peur de déranger, ou parce qu'on se croit indispensable. Moïse faisait une bonne chose, mais d'une manière qui allait l'user. Il a fallu un regard extérieur pour le lui dire. Si vous êtes à bout, demandez-vous qui pourrait partager une partie de cette charge. Déléguer n'est pas un aveu de faiblesse. C'est une manière de durer, et de laisser d'autres grandir.
Personne n'est fait pour tout porter seul, pas même Moïse.
Toute l'histoire de Moïse →Entre Samson et les Philistins, les vengeances s'enchaînent. Pour avoir la paix, des hommes de Juda livrent eux-mêmes Samson, ligoté avec deux cordes neuves. Mais à Léchi, l'esprit de l'Éternel le saisit : les cordes tombent, et avec une simple mâchoire d'âne il abat mille hommes. Il chante sa victoire. Et juste après, il est à bout. Pressé par la soif, il crie à Dieu : vais-je mourir de soif maintenant, et tomber entre les mains de mes ennemis ? Dieu fend le rocher, et l'eau jaillit. Samson boit, et le texte dit que son esprit se ranima et qu'il reprit vie. On appela cette source En-Hakkoré.
18Pressé par la soif, il invoqua l'Eternel, et dit: C'est toi qui as permis par la main de ton serviteur cette grande délivrance; et maintenant mourrais je de soif, et tomberais-je entre les mains des incirconcis? 19Dieu fendit la cavité du rocher qui est à Léchi, et il en sortit de l'eau. Samson but, son esprit se ranima, et il reprit vie. C'est de là qu'on a appelé cette source En-Hakkoré; elle existe encore aujourd'hui à Léchi. Juges 15:18-19 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
On peut être à bout juste après un grand effort. Le dossier est rendu, le déménagement est fini, l'examen est passé, et soudain on n'a plus de forces. Ce creux surprend, parfois même il fait honte. Samson, l'homme le plus fort de son époque, connaît ce moment. Il ne joue pas les héros : il dit à Dieu qu'il n'en peut plus. Après les combats, votre corps et votre cœur ont besoin d'eau, de repos, de soin. Demander de l'aide, s'arrêter, boire enfin, ce n'est pas une faiblesse. C'est souvent ainsi que l'on reprend vie.
Après un grand effort, s'arrêter pour reprendre son souffle fait aussi partie du courage.
Toute l'histoire de Samson →Juste après le Carmel, la reine Jézabel fait savoir à Élie qu'elle veut sa mort. Le prophète si courageux prend peur et s'enfuit. Il marche une journée entière dans le désert, s'assoit sous un genêt et demande à Dieu de mourir : « C'est assez ! » Puis il s'endort. Un ange le touche et lui dit simplement : « Lève-toi, mange. » À son chevet, un gâteau cuit sur des pierres chaudes et une cruche d'eau. Élie mange, boit et se rendort. L'ange revient une seconde fois : « le chemin est trop long pour toi ». Pas de reproche, pas de grand discours. D'abord manger, dormir, reprendre des forces. Ensuite, Élie peut repartir.
3Elie, voyant cela, se leva et s'en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Beer-Schéba, qui appartient à Juda, et il y laissa son serviteur. 4Pour lui, il alla dans le désert où, après une journée de marche, il s'assit sous un genêt, et demanda la mort, en disant: C'est assez! Maintenant, Eternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. 5Il se coucha et s'endormit sous un genêt. Et voici, un ange le toucha, et lui dit: Lève-toi, mange. 6Il regarda, et il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées et une cruche d'eau. Il mangea et but, puis se recoucha. 7L'ange de l'Eternel vint une seconde fois, le toucha, et dit: Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi. 8Il se leva, mangea et but; et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu'à la montagne de Dieu, à Horeb. 1 Rois 19:3-8 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
L'épuisement arrive parfois juste après un grand effort, un projet mené à bout, une période où l'on a tout donné. Et soudain, plus rien. On n'en peut plus, on a même des idées noires. Ce que Dieu fait pour Élie est très concret : du repos, de la nourriture, de la douceur. Si vous êtes à bout, ce n'est pas un manque de foi. Commencez par prendre soin de votre corps : dormir, manger, souffler. Osez en parler à un proche, à un médecin. Et si des pensées de mort vous traversent, n'attendez pas pour demander de l'aide (en France, le 3114).
Quand le chemin est trop long pour vous, commencez par vous reposer.
Toute l'histoire de Élie →Paschhur, prêtre et inspecteur en chef dans le temple, entend Jérémie prophétiser. Il le frappe et le fait mettre en prison. Le lendemain, Jérémie est relâché, mais il est à bout. Dans une prière d'une grande franchise, il reproche à Dieu de l'avoir entraîné dans cette mission : chaque jour, tout le monde se moque de lui. Il est tenté de tout arrêter : « Je ne parlerai plus en son nom. » Mais il n'y arrive pas. La parole de Dieu est en lui « comme un feu dévorant », renfermé dans ses os. Quelques versets plus loin, il va jusqu'à maudire le jour de sa naissance.
7Tu m'as persuadé, Eternel, et je me suis laissé persuader; Tu m'as saisi, tu m'as vaincu. Et je suis chaque jour un objet de raillerie, Tout le monde se moque de moi. 8Car toutes les fois que je parle, il faut que je crie, Que je crie à la violence et à l'oppression! Et la parole de l'Eternel est pour moi Un sujet d'opprobre et de risée chaque jour. 9Si je dis: Je ne ferai plus mention de lui, Je ne parlerai plus en son nom, Il y a dans mon coeur comme un feu dévorant Qui est renfermé dans mes os. Je m'efforce de le contenir, et je ne le puis. Jérémie 20:7-9 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Il y a des engagements qui usent : un métier tourné vers les autres, une cause associative, un parent à accompagner, une vocation qui ne rapporte que des critiques. Arrive le jour où l'on se dit : j'arrête tout. Jérémie a connu ce moment. Il ne le cache pas et n'en a pas honte. Mais il découvre aussi que ce qui l'habite ne s'éteint pas si facilement. Si vous êtes à bout, prenez votre fatigue au sérieux : parlez-en, reposez-vous, faites-vous aider. Puis, quand vous aurez repris souffle, demandez-vous ce qui brûle encore en vous malgré tout.
Sous la cendre de la fatigue, cherchez ce qui brûle encore en vous.
Toute l'histoire de Jérémie →Le chantier avance vite : la muraille atteint déjà la moitié de sa hauteur. Mais c'est justement là que tout se complique. Les adversaires se liguent et menacent d'attaquer. Et dans le peuple, le découragement s'installe : « Les forces manquent à ceux qui portent les fardeaux, et les décombres sont considérables ; nous ne pourrons pas bâtir la muraille. » Des voisins viennent dix fois répéter les menaces. Néhémie ne nie ni la fatigue ni le danger. Il réorganise le travail, place le peuple par familles derrière la muraille et déclare : « Ne les craignez pas ! Souvenez-vous du Seigneur. » Il leur rappelle aussi pour qui ils bâtissent : leurs enfants, leurs femmes, leurs maisons.
10Cependant Juda disait: Les forces manquent à ceux qui portent les fardeaux, et les décombres sont considérables; nous ne pourrons pas bâtir la muraille. 11Et nos ennemis disaient: Ils ne sauront et ne verront rien jusqu'à ce que nous arrivions au milieu d'eux; nous les tuerons, et nous ferons ainsi cesser l'ouvrage. 12Or les Juifs qui habitaient près d'eux vinrent dix fois nous avertir, de tous les lieux d'où ils se rendaient vers nous. 13C'est pourquoi je plaçai, dans les enfoncements derrière la muraille et sur des terrains secs, le peuple par familles, tous avec leurs épées, leurs lances et leurs arcs. 14Je regardai, et m'étant levé, je dis aux grands, aux magistrats, et au reste du peuple: Ne les craignez pas! Souvenez-vous du Seigneur, grand et redoutable, et combattez pour vos frères, pour vos fils et vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons! Néhémie 4:10-14 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Le milieu d'un projet est souvent le moment le plus dur. L'enthousiasme du début est passé, la fin n'est pas en vue, et les décombres semblent encore immenses. C'est vrai pour un chantier, une formation, une reconversion, ou même pour élever des enfants. Néhémie ne demande pas aux gens de serrer les dents. Il réorganise, protège, encourage. Si vous êtes à bout à mi-parcours, revoyez le rythme, demandez du renfort, découpez le travail en étapes plus petites. Et rappelez-vous pourquoi vous avez commencé, et pour qui.
À mi-chemin, rappelez-vous pour qui vous bâtissez, et réorganisez vos forces.
Toute l'histoire de Néhémie →Après ses enfants et ses biens, Job perd aussi la santé : un ulcère le couvre de la tête aux pieds. Il s'assoit sur la cendre et se gratte avec un morceau de poterie. Trois amis, Eliphaz, Bildad et Tsophar, viennent le voir. Ils restent assis près de lui sept jours et sept nuits sans dire un mot, tant sa douleur est grande. Puis Job ouvre la bouche, et c'est un cri. Il maudit le jour de sa naissance. Il dit que ses soupirs sont devenus sa nourriture, que ce qu'il redoutait lui est arrivé. Et il conclut : « Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos ». Job est à bout.
24Mes soupirs sont ma nourriture, Et mes cris se répandent comme l'eau. 25Ce que je crains, c'est ce qui m'arrive; Ce que je redoute, c'est ce qui m'atteint. 26Je n'ai ni tranquillité, ni paix, ni repos, Et le trouble s'est emparé de moi. Job 3:24-26 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Il arrive qu'on n'en puisse plus : trop de pertes, trop de fatigue, une maladie qui dure, un épuisement qui ne passe pas avec une nuit de sommeil. Le livre de Job ne censure pas ce cri. Il le garde, il le transmet. Vous avez le droit de dire que vous êtes à bout, à Dieu comme à vos proches, et de demander de l'aide, y compris médicale. Remarquez aussi le premier geste des amis : rester là, en silence. Parfois, la meilleure aide est simplement une présence.
Dire « je n'en peux plus » est déjà une façon de ne pas rester seul.
Toute l'histoire de Job →Jésus et ses disciples arrivent dans un village. Marthe les reçoit dans sa maison. Pendant qu'elle s'active, sa sœur Marie s'est assise aux pieds de Jésus et écoute sa parole. Marthe, occupée à divers soins domestiques, finit par craquer. Elle s'adresse à Jésus avec un reproche : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m'aider. » Jésus lui répond en l'appelant deux fois par son nom : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. » Puis il ajoute qu'une seule chose est nécessaire, et que Marie a choisi la bonne part.
38Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. 39Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. 40Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m'aider. 41Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. 42Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. Luc 10:38-42 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
Repas de famille à préparer, dossiers en retard, enfants à conduire, parents âgés à appeler : on peut passer ses journées à servir et se retrouver le soir seul et agacé contre ceux qui en font moins. Marthe ne fait rien de mal en accueillant. Jésus ne lui reproche pas de travailler, mais de se laisser dévorer par l'inquiétude. Il l'invite à revenir à l'essentiel. Et si vous vous demandiez, au milieu de votre liste de tâches, ce qui est vraiment nécessaire aujourd'hui ? Certaines choses peuvent attendre. S'asseoir pour écouter, se poser, respirer, ce n'est pas du temps perdu.
Dans une journée trop pleine, demandez-vous quelle est la seule chose vraiment nécessaire.
Toute l'histoire de Marthe →Vos versets surlignés, vos notes et vos plans au même endroit. Dans cette maquette, tout reste dans ce navigateur. Sur le vrai site, un compte gratuit les synchronisera entre téléphone et ordinateur.