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Une décision à prendre, un échec, une attente, un projet à lancer ? Des hommes et des femmes de la Bible ont vécu la même chose. Leur histoire peut éclairer la vôtre.

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    Personnages de la Bible

    Je dois avancer sans tout comprendre

    Il y a des moments où l'on n'a pas toutes les cartes en main. Les personnages de la Bible ont souvent avancé avec une promesse, pas avec un plan. Leur confiance n'était pas aveugle : elle reposait sur quelqu'un.

    Abraham, partir sans savoir où aller

    Abraham : partir sans connaître la destination

    Abram habite à Charan avec sa famille. Il n'est plus jeune : il a soixante-quinze ans. Un jour, Dieu lui demande de quitter son pays, sa parenté et la maison de son père, pour aller vers un pays qu'il lui montrera plus tard. Pas d'adresse, pas de plan. Seulement une promesse : Dieu fera de lui une grande nation et une source de bénédiction pour beaucoup. Abram aurait pu demander des garanties ou attendre d'en savoir plus. Le texte dit simplement qu'il part, comme l'Éternel le lui a dit. Il emmène Saraï, sa femme, son neveu Lot, ses serviteurs et tous leurs biens. Ils prennent la route de Canaan, un pays qu'ils ne connaissent pas, et ils finissent par y arriver.

    1L'Eternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. 2Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. 3Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. 4Abram partit, comme l'Eternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu'il sortit de Charan. 5Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, avec tous les biens qu'ils possédaient et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Charan. Ils partirent pour aller dans le pays de Canaan, et ils arrivèrent au pays de Canaan. Genèse 12:1-5 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Vous aimeriez peut-être tout savoir avant de vous lancer : un déménagement, une reconversion, un engagement dans un couple, une nouvelle étape à la retraite. Abram montre qu'on peut faire un pas sans avoir la carte complète. Il ne part pas sur un coup de tête : il part parce qu'il fait confiance à celui qui l'appelle. Et il ne part pas seul, il emmène les siens. La foi, ici, ressemble moins à une certitude qu'à une marche. On découvre le chemin en avançant, une étape après l'autre. Et l'âge n'est pas un obstacle : Abram avait soixante-quinze ans.

    On n'a pas besoin de voir tout le chemin pour faire le premier pas.

    Toute l'histoire de Abraham →
    Débora, la juge qui a réveillé Israël

    Débora : « Lève-toi, voici le jour »

    Sisera apprend que Barak est monté sur le mont Thabor. Il rassemble toutes ses troupes et ses neuf cents chars de fer près du torrent de Kison. C'est alors que Débora dit à Barak : « Lève-toi, car voici le jour où l'Éternel livre Sisera entre tes mains. L'Éternel ne marche-t-il pas devant toi ? » Barak descend du mont Thabor avec ses dix mille hommes. L'armée de Sisera est mise en déroute. Sisera lui-même descend de son char et s'enfuit à pied. Il trouvera la mort dans la tente d'une femme, Jaël, comme Débora l'avait annoncé.

    12On informa Sisera que Barak, fils d'Abinoam, s'était dirigé sur le mont Thabor. 13Et, depuis Haroscheth-Goïm, Sisera rassembla vers le torrent de Kison tous ses chars, neuf cents chars de fer, et tout le peuple qui était avec lui. 14Alors Débora dit à Barak: Lève-toi, car voici le jour où l'Eternel livre Sisera entre tes mains. L'Eternel ne marche-t-il pas devant toi? Et Barak descendit du mont Thabor, ayant dix mille hommes à sa suite. 15L'Eternel mit en déroute devant Barak, par le tranchant de l'épée, Sisera, tous ses chars et tout le camp. Sisera descendit de son char, et s'enfuit à pied. Juges 4:12-15 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Il vient un moment où la préparation s'arrête et où il faut y aller, même si l'obstacle paraît plus fort que vous : signer, déménager, commencer un traitement, annoncer une décision difficile à vos proches. On voudrait toutes les garanties. Débora n'en donne qu'une : l'Éternel marche devant. Elle ne promet pas que ce sera facile, elle invite à se lever. Quand vous hésitez au bord de la descente, entourez-vous de quelqu'un qui sait vous dire, au bon moment et avec douceur : « C'est aujourd'hui. »

    Il arrive un jour où il faut descendre de la montagne, même face à neuf cents chars.

    Toute l'histoire de Débora →
    Gédéon, le plus petit devenu libérateur

    Gédéon : trois cents hommes face à une multitude

    Gédéon a réuni une armée de trente-deux mille hommes. En face, les Madianites sont innombrables, comme des sauterelles. Et pourtant Dieu lui dit : vous êtes trop nombreux. Si Israël gagne ainsi, il croira s'être sauvé tout seul. Gédéon annonce donc que ceux qui ont peur peuvent rentrer chez eux. Vingt-deux mille partent. Il en reste dix mille. « Encore trop », dit Dieu. Il fait descendre les hommes vers l'eau et les trie selon leur façon de boire. Seuls trois cents restent. C'est avec eux, armés de trompettes, de cruches et de flambeaux, que Gédéon va mettre en déroute le camp ennemi.

    2L'Eternel dit à Gédéon: Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains; il pourrait en tirer gloire contre moi, et dire: C'est ma main qui m'a délivré. 3Publie donc ceci aux oreilles du peuple: Que celui qui est craintif et qui a peur s'en retourne et s'éloigne de la montagne de Galaad. Vingt-deux mille hommes parmi le peuple s'en retournèrent, et il en resta dix mille. 4L'Eternel dit à Gédéon: Le peuple est encore trop nombreux. Fais-les descendre vers l'eau, et là je t'en ferai le triage; celui dont je te dirai: Que celui-ci aille avec toi, ira avec toi; et celui dont je te dirai: Que celui-ci n'aille pas avec toi, n'ira pas avec toi. 5Gédéon fit descendre le peuple vers l'eau, et l'Eternel dit à Gédéon: Tous ceux qui laperont l'eau avec la langue comme lape le chien, tu les sépareras de tous ceux qui se mettront à genoux pour boire. 6Ceux qui lapèrent l'eau en la portant à la bouche avec leur main furent au nombre de trois cents hommes, et tout le reste du peuple se mit à genoux pour boire. 7Et l'Eternel dit à Gédéon: C'est par les trois cents hommes qui ont lapé, que je vous sauverai et que je livrerai Madian entre tes mains. Que tout le reste du peuple s'en aille chacun chez soi. Juges 7:2-7 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Il arrive que les moyens diminuent au lieu d'augmenter. Un budget réduit pour un projet, une équipe qui se vide, des économies qui fondent, des amis qui ne sont plus là. On a l'impression de partir perdant. L'histoire de Gédéon ne dit pas que moins vaut toujours mieux, ni que tout finira forcément bien. Elle rappelle que la valeur de ce que nous faisons ne se mesure pas seulement aux chiffres. Avancer avec peu oblige à compter sur d'autres que soi, et sur Dieu. C'est souvent là qu'on apprend la confiance, quand on ne peut plus se reposer uniquement sur ses propres forces.

    Quand vos moyens se réduisent, votre confiance a peut-être l'occasion de grandir.

    Toute l'histoire de Gédéon →
    Anne, la mère qui priait en silence

    Anne : l'enfant prêté à l'Éternel

    L'Éternel se souvient d'Anne. Elle met au monde un fils et l'appelle Samuel, car, dit-elle, « je l'ai demandé à l'Éternel ». Elle le garde auprès d'elle jusqu'à ce qu'il soit sevré. Puis elle tient sa promesse. Elle monte à Silo avec l'enfant, encore tout jeune, et le présente au prêtre Eli. « Je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier », lui dit-elle. « C'était pour cet enfant que je priais, et l'Éternel m'a exaucée. » Alors elle prononce ces mots : je le prête à l'Éternel, pour toute sa vie. Samuel restera au sanctuaire, au service de Dieu.

    26Anne dit: Mon seigneur, pardon! aussi vrai que ton âme vit, mon seigneur, je suis cette femme qui me tenais ici près de toi pour prier l'Eternel. 27C'était pour cet enfant que je priais, et l'Eternel a exaucé la prière que je lui adressais. 28Aussi je veux le prêter à l'Eternel: il sera toute sa vie prêté à l'Eternel. Et ils se prosternèrent là devant l'Eternel. 1 Samuel 1:26-28 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Laisser partir quelqu'un qu'on aime est l'une des choses les plus difficiles. Un enfant qui quitte la maison, un jeune adulte qui part étudier loin, un proche qui fait un choix de vie qu'on ne maîtrise pas. Anne ne confie pas Samuel parce qu'il compte peu, mais parce qu'il compte immensément. Elle parle de « prêter », comme si ce qu'elle a de plus cher restait entre de bonnes mains. Vous ne pouvez pas tout contrôler dans la vie de ceux que vous aimez. Les confier à Dieu, c'est continuer à les aimer autrement.

    Confier à Dieu ceux qu'on aime, c'est continuer à les aimer sans les retenir.

    Toute l'histoire de Anne →
    Élie, le prophète du feu et du murmure

    Élie : nourri par des corbeaux, jour après jour

    Élie vient d'annoncer au roi Achab qu'il n'y aura plus ni rosée ni pluie dans le pays. Une parole dangereuse. Dieu lui demande alors de partir et de se cacher près du torrent de Kerith, en face du Jourdain. Pas de plan à long terme, pas de réserves. Juste une promesse : il boira l'eau du torrent, et des corbeaux lui apporteront à manger. Élie obéit. Matin et soir, les oiseaux arrivent avec du pain et de la viande. Puis un jour, le torrent s'assèche, car la pluie ne tombe plus nulle part. Élie ne sait pas ce qui suivra. Dieu lui indiquera la prochaine étape seulement à ce moment-là.

    2Et la parole de l'Eternel fut adressée à Elie, en ces mots: 3Pars d'ici, dirige-toi vers l'orient, et cache-toi près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain. 4Tu boiras de l'eau du torrent, et j'ai ordonné aux corbeaux de te nourrir là. 5Il partit et fit selon la parole de l'Eternel, et il alla s'établir près du torrent de Kerith, qui est en face du Jourdain. 6Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir, et il buvait de l'eau du torrent. 7Mais au bout d'un certain temps le torrent fut à sec, car il n'était point tombé de pluie dans le pays. 1 Rois 17:2-7 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Nous aimerions souvent voir tout le chemin avant de faire un pas : la sécurité de l'emploi, une retraite assurée, la solution au problème de santé. Élie, lui, reçoit seulement de quoi vivre pour aujourd'hui. Et quand la source se tarit, il doit attendre la suite. Peut-être vivez-vous une période où vous avancez au jour le jour, sans visibilité, avec un budget serré ou un avenir flou. Ce n'est pas forcément un signe d'abandon. On peut apprendre à recevoir ce qui est donné chaque jour, et à faire confiance pour l'étape suivante.

    Le pain d'aujourd'hui suffit pour vivre aujourd'hui.

    Toute l'histoire de Élie →
    Jérémie, le prophète rejeté qui gardait espoir

    Jérémie : acheter un champ en pleine guerre

    Jérusalem est assiégée et Jérémie est enfermé dans la cour de la prison du roi. Tout semble perdu. C'est le moment que choisit son cousin Hanameel pour venir lui proposer d'acheter son champ à Anathoth, car Jérémie a le droit de rachat. Jérémie reconnaît là une parole de Dieu. Il pèse dix-sept sicles d'argent, rédige le contrat devant témoins, puis le confie à Baruc pour qu'il soit conservé longtemps dans un vase de terre. Le sens du geste est clair : « On achètera encore des maisons, des champs et des vignes, dans ce pays. » Juste après, dans sa prière, Jérémie avoue que tout cela le dépasse.

    10J'écrivis un contrat, que je cachetai, je pris des témoins, et je pesai l'argent dans une balance. 11Je pris ensuite le contrat d'acquisition, celui qui était cacheté, conformément à la loi et aux usages, et celui qui était ouvert; 12et je remis le contrat d'acquisition à Baruc, fils de Nérija, fils de Machséja, en présence de Hanameel, fils de mon oncle, en présence des témoins qui avaient signé le contrat d'acquisition, et en présence de tous les juifs qui se trouvaient dans la cour de la prison. 13Et je donnai devant eux cet ordre à Baruc: 14Ainsi parle l'Eternel des armées, le Dieu d'Israël: Prends ces écrits, ce contrat d'acquisition, celui qui est cacheté et celui qui est ouvert, et mets-les dans un vase de terre, afin qu'ils se conservent longtemps. 15Car ainsi parle l'Eternel des armées, le Dieu d'Israël: On achètera encore des maisons, des champs et des vignes, dans ce pays. Jérémie 32:10-15 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
    Pour aujourd'hui

    Investir quand tout va mal paraît absurde : planter un arbre en pleine crise, se former à cinquante ans après un licenciement, avoir un enfant dans un monde inquiet, réparer une maison quand l'avenir est flou. Jérémie ne fait pas semblant que la guerre n'existe pas. Il la voit, il la nomme, et il signe quand même le contrat. Ce n'est pas de la naïveté, c'est un acte d'espérance. Vous n'avez pas à comprendre comment les choses se relèveront. Vous pouvez poser, à votre mesure, un petit geste concret qui dit : demain existe encore.

    Un petit geste d'avenir, posé au cœur de la crise, est déjà une forme d'espérance.

    Toute l'histoire de Jérémie →
    Esther, la reine qui a osé parler

    Esther : entrer sans savoir ce qui l'attend

    Le troisième jour, Esther met ses vêtements royaux et se présente dans la cour intérieure du palais. Le roi est assis sur son trône, juste en face de l'entrée. Elle ne peut pas savoir comment il va réagir. Le texte raconte simplement qu'elle trouve grâce à ses yeux : le roi tend vers elle le sceptre d'or, et elle s'approche pour en toucher le bout. Il lui demande ce qu'elle veut, prêt à lui donner jusqu'à la moitié du royaume. Esther ne se précipite pas pour autant. Elle l'invite d'abord à un festin avec Haman. Elle avance pas à pas, avec patience et intelligence, sans voir encore la fin du chemin.

    1Le troisième jour, Esther mit ses vêtements royaux et se présenta dans la cour intérieure de la maison du roi, devant la maison du roi. Le roi était assis sur son trône royal dans la maison royale, en face de l'entrée de la maison. 2Lorsque le roi vit la reine Esther debout dans la cour, elle trouva grâce à ses yeux; et le roi tendit à Esther le sceptre d'or qu'il tenait à la main. Esther s'approcha, et toucha le bout du sceptre. 3Le roi lui dit: Qu'as-tu, reine Esther, et que demandes-tu? Quand ce serait la moitié du royaume, elle te serait donnée. Esther 5:1-3 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Il y a des portes qu'on doit franchir sans savoir ce qu'il y a derrière : un entretien, un rendez-vous médical, une démarche de réconciliation. Esther montre qu'on peut avancer sans tout maîtriser. Elle s'est préparée, puis elle a fait le premier pas, et seulement le premier. Inutile d'avoir toute la suite en tête pour commencer. Faites aujourd'hui ce qui est juste et possible. La suite se découvrira en marchant, avec sagesse et sans précipitation.

    Faire un pas sans connaître la suite, c'est parfois la seule façon d'avancer.

    Toute l'histoire de Esther →
    Daniel, intègre jusque dans la fosse

    Daniel : les fenêtres ouvertes vers Jérusalem

    Ne trouvant rien contre Daniel, ses rivaux s'attaquent à sa foi. Ils obtiennent du roi Darius un décret : pendant trente jours, quiconque adressera une prière à un dieu ou à un homme, excepté au roi, sera jeté dans la fosse aux lions. Selon la loi des Mèdes et des Perses, ce décret est irrévocable. Daniel apprend que le texte est signé. Il rentre chez lui, dans sa chambre dont les fenêtres sont ouvertes en direction de Jérusalem. Trois fois par jour, il se met à genoux, prie et loue son Dieu, comme il le faisait auparavant. Ses adversaires entrent en groupe et le trouvent en train de prier.

    10Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. 11Alors ces hommes entrèrent tumultueusement, et ils trouvèrent Daniel qui priait et invoquait son Dieu. Daniel 6:10-11 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    « Comme il le faisait auparavant. » Daniel ne cherche pas la provocation, et il ne se cache pas non plus. Il garde simplement son habitude. Sa force ne vient pas d'un coup d'éclat, mais d'années de fidélité discrète. Quand la pression monte, au travail, en famille ou face à la maladie, ce sont souvent les habitudes construites dans le calme qui vous tiennent debout : un moment de prière le matin, une lecture, un repas partagé, une marche. Prenez soin de ces rendez-vous ordinaires. Ils deviennent un appui le jour où tout se complique.

    Les habitudes fidèles prises dans le calme deviennent un appui quand la pression monte.

    Toute l'histoire de Daniel →
    Marie, la mère de Jésus

    Marie : « Faites ce qu'il vous dira »

    Marie est invitée à des noces à Cana, en Galilée. Jésus et ses disciples sont là aussi. Au milieu de la fête, le vin vient à manquer. Pour les mariés, c'est un vrai problème. Marie le remarque et le dit simplement à Jésus : « Ils n'ont plus de vin. » La réponse de Jésus semble d'abord un refus : « Mon heure n'est pas encore venue. » Marie n'insiste pas, mais elle ne renonce pas non plus. Elle se tourne vers les serviteurs et leur dit : « Faites ce qu'il vous dira. » Jésus leur demande alors de remplir d'eau de grandes jarres, et l'eau devient un vin excellent. C'est le premier de ses signes.

    3Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. 4Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. 5Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu'il vous dira. Jean 2:3-5 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Marie ne sait pas ce que Jésus va faire. Elle ne lui dicte pas la solution. Elle lui confie le problème, puis elle laisse la place. Dans nos vies aussi, il y a des manques : de temps, d'argent, de forces, de joie. On peut les nommer simplement, dans la prière, sans prétendre savoir comment les choses doivent se résoudre. Faire confiance, ce n'est pas tout contrôler. C'est faire sa part, puis se rendre disponible pour ce qui viendra.

    Confier un problème, ce n'est pas imposer sa solution, c'est laisser de la place.

    Toute l'histoire de Marie →
    Joseph de Nazareth, l'homme juste qui agissait en silence

    Joseph de Nazareth : le plan bousculé par un songe

    Joseph réfléchit encore à sa décision quand un ange du Seigneur lui apparaît en songe. Il l'appelle « fils de David » et lui dit : « ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme ». L'enfant vient du Saint-Esprit, et c'est Joseph qui devra lui donner son nom : Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. Tout ce que Joseph avait prévu est bousculé. Le texte ne rapporte ni question ni objection de sa part. À son réveil, il fait ce que l'ange lui a ordonné et prend sa femme avec lui. Il accepte d'entrer dans une histoire qu'il n'a pas écrite.

    20Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit; 21elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. 22Tout cela arriva afin que s'accomplît ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: 23Voici, la vierge sera enceinte, elle enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. 24Joseph s'étant réveillé fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme avec lui. Matthieu 1:20-24 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Il arrive que les plans les mieux réfléchis soient bousculés : un projet professionnel qui change de direction, une grossesse inattendue, un enfant différent de ce qu'on imaginait, un déménagement imposé. Joseph avait pris une décision raisonnable. Il accepte pourtant de la revoir. Faire confiance, ce n'est pas tout comprendre avant d'agir. C'est oser un pas, puis le suivant, avec la lumière qu'on a. Si votre vie prend un tour que vous n'aviez pas prévu, ne vous enfermez pas dans votre premier scénario. Le chemin inattendu peut, lui aussi, devenir un chemin de vie.

    Revoir un plan bien réfléchi demande parfois plus de courage que de s'y accrocher.

    Toute l'histoire de Joseph de Nazareth →
    Marthe, l'amie de Jésus, active et croyante

    Marthe : « Oui, Seigneur, je crois »

    Jésus répond à Marthe : « Ton frère ressuscitera. » Marthe connaît la foi de son peuple : oui, elle sait qu'il ressuscitera au dernier jour. Mais ce jour-là est lointain, et son frère est mort aujourd'hui. Jésus va plus loin : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. » Puis il lui pose une question directe : « Crois-tu cela ? » Marthe, en plein deuil, sans savoir ce qui va se passer, répond : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. »

    23Jésus lui dit: Ton frère ressuscitera. 24Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. 25Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; 26et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? 27Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde. Jean 11:23-27 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    On peut croire sans comprendre ce qui arrive. Marthe ne sait pas ce que Jésus va faire. Son frère est toujours dans le tombeau. Elle ne répond pas par une théorie, mais par sa confiance en une personne. Quand vous traversez une maladie, une séparation ou une incertitude sur votre avenir, la question de Jésus peut résonner pour vous aussi. Vous n'avez pas besoin de tout expliquer. Vous pouvez dire, même d'une voix tremblante : je ne comprends pas, mais je m'appuie sur toi. Cette confiance n'efface pas la peine, elle lui donne un appui.

    La foi ne commence pas quand tout s'explique, mais quand on se fie à quelqu'un.

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    Marie de Magdala, la première témoin du matin de Pâques

    Marie de Magdala : « Va trouver mes frères »

    Marie voudrait peut-être retenir celui qu'elle croyait perdu. Mais Jésus lui dit : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » Il lui confie une mission : aller trouver ses frères et leur dire qu'il monte vers son Père et leur Père, vers son Dieu et leur Dieu. Marie de Magdala y va. Elle annonce aux disciples qu'elle a vu le Seigneur et leur rapporte ce qu'il lui a dit. Selon les Évangiles de Marc et de Luc, ceux qui entendent le récit des femmes ne les croient pas. Elle n'a pourtant rien d'autre à offrir que son témoignage.

    17Jésus lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. 18Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses. Jean 20:17-18 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Il faut parfois lâcher ce qu'on voudrait garder pour avancer : une manière de vivre une relation, un projet tel qu'on l'avait imaginé, une image du passé. Jésus ne laisse pas Marie s'accrocher à l'instant ; il l'envoie. Rien ne dit qu'elle comprenne tout, mais elle y va. Et on ne la croit pas. Peut-être portez-vous, vous aussi, une conviction ou une bonne nouvelle que votre entourage accueille avec scepticisme : un changement de vie, une guérison, une foi retrouvée. Dites simplement ce que vous avez vécu. Vous n'êtes pas responsable de la réaction des autres.

    Votre témoignage n'a pas besoin d'être cru de tous pour être vrai.

    Toute l'histoire de Marie de Magdala →
    Thomas, l'apôtre qui osait poser ses questions

    Thomas : « Comment pouvons-nous en savoir le chemin ? »

    C'est le soir du dernier repas. Jésus parle à ses disciples de son départ. Il veut les rassurer : que votre cœur ne se trouble point. Il va leur préparer une place dans la maison de son Père, et il reviendra les prendre avec lui. Puis il ajoute : vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. Thomas ne fait pas semblant. Il répond franchement : Seigneur, nous ne savons pas où tu vas, comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Cette question honnête vaut à tous une réponse célèbre. Jésus lui dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. »

    4Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. 5Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin? 6Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14:4-6 · Louis Segond 1910 · Lire tout le chapitre
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    Combien de fois fait-on semblant d'avoir compris ? En réunion, chez le médecin, devant un dossier administratif, ou même dans sa vie de foi. On hoche la tête pour ne pas paraître perdu. Thomas, lui, avoue qu'il ne sait pas. Et sa question ne reçoit pas un plan détaillé du trajet, mais une personne à suivre. Si vous devez avancer dans un projet, un changement de travail ou une situation familiale sans en voir l'issue, vous pouvez dire à Dieu, simplement : je ne comprends pas où cela mène. Ce n'est pas un manque de foi. C'est souvent là qu'une vraie confiance commence.

    Oser dire « je ne comprends pas » ouvre parfois la réponse dont tous avaient besoin.

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